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Éditions In Extenso. ISBN : 978-2-38524-034-9
Dépôt légal : mai 2025
Deux expositions collectives rétrospectives
C’est pour concrétiser la volonté politique de la commune de Nailloux d’organiser des expositions d’art contemporain dans les espaces de circulation du bâtiment de l’ESCAL, inauguré en 2015, et grâce aux moyens financiers, techniques et humains mobilisés, que le projet de L’ENTRACTE a pris place en 2016. Avec deux expositions monographiques annuelles sur un temps dédié de mai à octobre, dans un espace aménagé pour permettre un accrochage professionnel, L’ENTRACTE a répondu à la demande de permettre une découverte de l’art contemporain tout en préservant un espace temporel pour d’autres propositions.
Le souhait a été également d’accompagner ces expositions par la mise à disposition du public d’une plaquette qualitative présentant le travail de l’artiste, par des médiations, des projets pédagogiques et une communication spécifique.
Au-delà de l’émotion et des affinités artistiques, au-delà des liens d’amitié, c’est une certaine idée de l’art que L’ENTRACTE tente d’élaborer exposition après exposition. L’idée d’un art vivant parce que vécu dans les ateliers, en résidence, dans les écoles d’art et d’architecture, dans d’autres lieux d’exposition, sur notre territoire, élargi aux départements proches.
Il s’agit chaque fois d’ouvrir une fenêtre sur l’univers d’un artiste, d’accéder à un regard porté sur le monde, de questionner les enjeux contemporains, le rôle de l’art et des artistes et surtout bien sûr de permettre aux enfants d’appréhender la création, de susciter des envies et libérer les possibles.
C’est bien d’un engagement dont il est question, à la fois pour la promotion et la diffusion de la création contemporaine en région mais aussi pour l’accès de toutes et tous à une offre culturelle de qualité.
L’année 2025, dixième année d’existence du projet, est l’occasion de revenir sur la programmation depuis 2016 en deux expositions collectives rétrospectives dont le présent ouvrage est à la fois le précurseur et la trace.
La première, « Oscillations », met en relation des énergies. Des œuvres faites de mouvements, de fluctuations pour lesquelles l’extraordinaire réside dans l’équilibre et d’autres, interstitielles, dont le positionnement interroge notre rapport au réel.
La seconde, « Promenades », intègre le spectateur comme arpenteur-topographe, l’invitant à se fondre dans les reliefs et les lisières, les lumières et les ombres.
Sylvie Veyrac